| Between fears and hope | 26 ans se sont écoulés depuis les massacres de Srebrenica. La ville fait désormais partie de la Republika Srpska, l'entité des Serbes de Bosnie née des accords de Dayton. Les cicatrices du Génocide imprègnent encore aujourd'hui tout le paysage. Je me rends pour la première fois à Srebrenica en février 2020 afin de documenter la mémoire du Génocide et ses conséquences sur la société bosnienne d'aujourd'hui.


Au fil du temps, des familles musulmanes ont décidé de retourner vivre à Srebrenica. Elles sont souvent confrontées à la négation du génocide et, parfois, à des épisodes de discrimination et de provocation. Je me lie d'amitié avec Ahmed Hrustanovic, le jeune Imam de la mosquée.  Il a survécu au Génocide, mais a perdu son père, ses grands-pères et l'ensemble de ses oncles. Ahmed accepte de me faire partager le quotidien de sa famille et me fait rencontrer des survivants du Génocide. Il est, au sein de la communauté musulmane de Srebrenica, l'un des rares à s'opposer frontalement aux autorités serbes de la municipalité. Tous les soirs, nous parlons pendant des heures. Il me fait part de ses traumatismes, de ses angoisses, et des doutes qui le rongent quand il s'agit d'évoquer le futur. Il m'explique être hanté par sa propre mémoire, et surtout, par le visage de son père. Il me confie un soir que sa vie oscille entre peurs et espoir, "Between fears and hope". Je comprends au travers de tous ces témoignages la signification concrète des PTSD, ces syndromes de stress post-traumatique, véritables stigmates invisibles de la guerre qui se transmettent de génération en génération. 


Sur une période de presque deux ans, j'essaie de rendre visible ce que l'histoire a déjà rangé dans les pages des manuels scolaires. Je m'intéresse aux visages, aux paysages, aux habitats empreints du vide, et surtout, à l'absence. L'absence des êtres chers brutalement disparus. L'absence même de leur corps, volontairement démembrés et disséminés dans de multiples fosses communes, rendant impossible le deuil des familles. Par la photographie, je m'efforce de redonner une réalité concrète au Génocide, afin de l'extirper de la simple statistique qui le condamne inexorablement à l'oubli. 

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Commémoration annuelle à l'entrepôt agricole de Kravica où le fils de Mme Gurdic, Mehrudin, a été assassiné le 13 juillet 1995.


Juillet 2020

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Commémoration annuelle à l'entrepôt agricole de Kravica où le fils de Mme Gurdic, Mehrudin, a été assassiné le 13 juillet 1995.


Juillet 2020

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Centre culturel de Pilica. Le 16 juillet 1995, des soldats de l'armée des Serbes de Bosnie (VRS) exécutèrent sommairement à l’arme automatique environ 500 hommes à l’intérieur du centre culturel du village de Pilica. Ces prisonniers avaient été capturés parmi la colonne d’hommes fuyant l’enclave de Srebrenica.


Octobre 2020

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Centre culturel de Pilica. Le 16 juillet 1995, des soldats de l'armée des Serbes de Bosnie (VRS) exécutèrent sommairement à l’arme automatique environ 500 hommes à l’intérieur du centre culturel du village de Pilica. Ces prisonniers avaient été capturés parmi la colonne d’hommes fuyant l’enclave de Srebrenica.


Octobre 2020

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Srebrenica et ses édifices religieux. Les deux mosquées furent intégralement détruites après la prise de la ville. 


Octobre 2020

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Srebrenica et ses édifices religieux. Les deux mosquées furent intégralement détruites après la prise de la ville. 


Octobre 2020

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Ahmed officie à l'occasion de la prière du vendredi à la mosquée de la ville.


Octobre 2020

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Ahmed officie à l'occasion de la prière du vendredi à la mosquée de la ville.


Octobre 2020

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Ahmed emmène ses enfants dans le village détruit de son enfance, Miholjevine, perdu dans les montagnes de Srebrenica. Un moment de joie pour les enfants, de profonde tristesse pour lui.


Juillet 2020

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Ahmed emmène ses enfants dans le village détruit de son enfance, Miholjevine, perdu dans les montagnes de Srebrenica. Un moment de joie pour les enfants, de profonde tristesse pour lui.


Juillet 2020

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Entrepôt agricole de Kravica. Le 13 juillet 1995, en fin d'après-midi, les soldats serbes exécutèrent 1 314 personnes détenus dans un entrepôt agricole du village de Kravica. Les soldats utilisèrent des armes automatiques, des grenades à main, et d'autres armes lourdes. Le père d'Ahmed, ses deux grands-pères et l'ensemble de ses oncles y furent exécutés.


Octobre 2020

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Entrepôt agricole de Kravica. Le 13 juillet 1995, en fin d'après-midi, les soldats serbes exécutèrent 1 314 personnes détenus dans un entrepôt agricole du village de Kravica. Les soldats utilisèrent des armes automatiques, des grenades à main, et d'autres armes lourdes. Le père d'Ahmed, ses deux grands-pères et l'ensemble de ses oncles y furent exécutés.


Octobre 2020

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Ahmed vient d'être convoqué par l'ICMP (International Commission on Missing Persons). De nouveaux ossements de son père viennent d'être identifiés par ADN.


Mars 2021

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Ahmed vient d'être convoqué par l'ICMP (International Commission on Missing Persons). De nouveaux ossements de son père viennent d'être identifiés par ADN.


Mars 2021

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La famille d'Ahmed a décidé d'inhumer les nouveaux ossements récemment identifiés. Un moment de souffrance pour trois générations.


Juillet 2021

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La famille d'Ahmed a décidé d'inhumer les nouveaux ossements récemment identifiés. Un moment de souffrance pour trois générations.


Juillet 2021

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Enis, le frère d'Ahmed, prend connaissance des documents d'identification de l'ICMP. Il n'a jamais connu son père.


Mars 2021

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Enis, le frère d'Ahmed, prend connaissance des documents d'identification de l'ICMP. Il n'a jamais connu son père.


Mars 2021

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Sous le contrôle des officiers de police judiciaire serbes et des experts de l'ICMP,  le squelette est partiellement reconstitué.


Juillet 2021

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Sous le contrôle des officiers de police judiciaire serbes et des experts de l'ICMP,  le squelette est partiellement reconstitué.


Juillet 2021

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Ahmed se recueille sur la tombe de son père. Il prend connaissance de la carte d'identification de médecine légale qui avait été enfouie lors de la première inhumation, le 11 juillet 2012.


Juillet 2021

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Ahmed se recueille sur la tombe de son père. Il prend connaissance de la carte d'identification de médecine légale qui avait été enfouie lors de la première inhumation, le 11 juillet 2012.


Juillet 2021

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Ahmed puise dans sa foi le courage et la résilience nécessaires pour surmonter les traumatismes qui l'assaillent. Plus tôt dans la journée, il a dû affronter l'épreuve de la confrontation avec la dépouille de son père. 


Mars 2021

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Ahmed puise dans sa foi le courage et la résilience nécessaires pour surmonter les traumatismes qui l'assaillent. Plus tôt dans la journée, il a dû affronter l'épreuve de la confrontation avec la dépouille de son père. 


Mars 2021

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Base militaire de l'ONU de Potocari.


Juillet 2020

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Base militaire de l'ONU de Potocari.


Juillet 2020

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Base militaire de l'ONU de Potocari. Les murs des casernements sont couverts d'esquisses ou de fresques murales réalisées par les soldats néerlandais du "Dutchbat".


Octobre 2020

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Base militaire de l'ONU de Potocari. Les murs des casernements sont couverts d'esquisses ou de fresques murales réalisées par les soldats néerlandais du "Dutchbat".


Octobre 2020

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Almasa Salihovic n'avait que 8 ans en 1995. Le 11 juillet, elle dû rester deux jours durant devant les portes de la base de l'ONU avec sa mère, toutes deux terrifiées, tentant de dissimuler du mieux qu'elles pouvaient son petit frère de peur qu'il ne soit arrêté par les soldats serbes. Son grand frère de 15 ans, Abdullah, avait quant à lui réussi à pénétrer dans la base des nations unies quelques heures plus tôt, convaincu qu'il serait ainsi protégé par les casques bleus. Il n'en fut rien. Avec le consentement des soldats néerlandais, il fut remis aux soldats serbes et exécuté.


Très récemment, des travaux de terrassement ont mis à jour des vestiges de la maison détruite d'Almasa dans le village de Skelani.


Mars 2021

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Almasa Salihovic n'avait que 8 ans en 1995. Le 11 juillet, elle dû rester deux jours durant devant les portes de la base de l'ONU avec sa mère, toutes deux terrifiées, tentant de dissimuler du mieux qu'elles pouvaient son petit frère de peur qu'il ne soit arrêté par les soldats serbes. Son grand frère de 15 ans, Abdullah, avait quant à lui réussi à pénétrer dans la base des nations unies quelques heures plus tôt, convaincu qu'il serait ainsi protégé par les casques bleus. Il n'en fut rien. Avec le consentement des soldats néerlandais, il fut remis aux soldats serbes et exécuté.


Très récemment, des travaux de terrassement ont mis à jour des vestiges de la maison détruite d'Almasa dans le village de Skelani.


Mars 2021

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La quasi totalité des industries de Srebrenica demeure toujours détruite aujourd'hui.


Mars 2021

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La quasi totalité des industries de Srebrenica demeure toujours détruite aujourd'hui.


Mars 2021

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Centre culturel de Pilica. Les familles des victimes se voient refuser le droit de prendre soin de ce lieu de mémoire. Elles ne peuvent y accéder qu'une fois l'an chaque 13 juillet, afin d'y déposer quelques gerbes de fleurs. Toute autre forme de commémoration leur est systématiquement refusée.


Mars 2021

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Centre culturel de Pilica. Les familles des victimes se voient refuser le droit de prendre soin de ce lieu de mémoire. Elles ne peuvent y accéder qu'une fois l'an chaque 13 juillet, afin d'y déposer quelques gerbes de fleurs. Toute autre forme de commémoration leur est systématiquement refusée.


Mars 2021

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Vallée de Potocari. En contrebas, l'ancienne base militaire de l'ONU.


Octobre 2020

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Vallée de Potocari. En contrebas, l'ancienne base militaire de l'ONU.


Octobre 2020

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Commémorations du 11 Juillet 2021. 19 nouvelles victimes récemment identifiées par ADN seront inhumées le lendemain.


Juillet 2021

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Commémorations du 11 Juillet 2021. 19 nouvelles victimes récemment identifiées par ADN seront inhumées le lendemain.


Juillet 2021

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Maisons détruites le long du fleuve Drina, frontière naturelle entre la Bosnie et la Serbie.


Octobre 2020

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Maisons détruites le long du fleuve Drina, frontière naturelle entre la Bosnie et la Serbie.


Octobre 2020

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Potocari. Le 12 juillet 1995, entre l’usine de zinc et la maison d’« Alija », des soldats de la VRS exécutèrent sommairement par décapitation de quatre-vingts à cents prisonniers musulmans.


Juillet 2020

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Potocari. Le 12 juillet 1995, entre l’usine de zinc et la maison d’« Alija », des soldats de la VRS exécutèrent sommairement par décapitation de quatre-vingts à cents prisonniers musulmans.


Juillet 2020

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Saliha Osmanovic a perdu ses deux garçons en Juillet 1995. Son fils Edin fut tué par un bombardement le 6 Juillet; son autre fils, Nermin, et son mari furent exécutés à Kravica le 13 Juillet. Saliha est une combattante de la mémoire. Elle fut un témoin clé dans le procès Mladic. Elle se remémore sa première confrontation avec le général serbe, l'interrogeant avec véhémence sur sa conscience - le forçant même à baisser les yeux.


Octobre 2020

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Saliha Osmanovic a perdu ses deux garçons en Juillet 1995. Son fils Edin fut tué par un bombardement le 6 Juillet; son autre fils, Nermin, et son mari furent exécutés à Kravica le 13 Juillet. Saliha est une combattante de la mémoire. Elle fut un témoin clé dans le procès Mladic. Elle se remémore sa première confrontation avec le général serbe, l'interrogeant avec véhémence sur sa conscience - le forçant même à baisser les yeux.


Octobre 2020

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Mujo Pasic à été évacué par hélicoptère en 1993 en raison d'une blessure par éclat d'obus. Une fois rétabli, il n'eut de cesse d'essayer de revenir dans l'enclave assiégée afin de protéger sa famille. Il n'y est jamais parvenu. Ses deux garçons, Muamer, 15 ans, et Muhamed, 17 ans, furent exécutés dans l'entrepôt de Kravica.


Octobre 2021

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Mujo Pasic à été évacué par hélicoptère en 1993 en raison d'une blessure par éclat d'obus. Une fois rétabli, il n'eut de cesse d'essayer de revenir dans l'enclave assiégée afin de protéger sa famille. Il n'y est jamais parvenu. Ses deux garçons, Muamer, 15 ans, et Muhamed, 17 ans, furent exécutés dans l'entrepôt de Kravica.


Octobre 2021

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Terrain de football de Nova Kasaba. Le 13 juillet, plusieurs centaines de musulmans capturés furent retenus prisonniers sur le site du terrain de football du village, certains exécutés à proximité.


Juillet 2020

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Terrain de football de Nova Kasaba. Le 13 juillet, plusieurs centaines de musulmans capturés furent retenus prisonniers sur le site du terrain de football du village, certains exécutés à proximité.


Juillet 2020

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L'école Grbavci à Orahovac, site de détention où plus de 1 000 prisonniers musulmans furent retenus les 13 et 14 juillet avant d'être amenés sur les sites d'exécution à proximité immédiate.


Octobre 2020.

×

L'école Grbavci à Orahovac, site de détention où plus de 1 000 prisonniers musulmans furent retenus les 13 et 14 juillet avant d'être amenés sur les sites d'exécution à proximité immédiate.


Octobre 2020.

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Fahrudin Muminovic n'avait que 7 ans en Juillet 1995. Mitraillé à bout portant avec son père, lui ne fut que grièvement blessé. Avant que les soldats serbes ne puissent le remettre en joue, un médecin serbe s'interposa et lui sauva la vie, prétextant l'amener auprès d'une autre escouade de la mort. Mais il n'en fit rien et conduisit le jeune garçon à l'hôpital de Zvornik, où il fut ensuite remis à la Croix-Rouge. Aujourd'hui, Fahrudin a 33 ans. Il souffre de graves troubles de stress post-traumatique (PTSD) qui l'empêchent de mener une vie normale. Il partage son temps entre les repas cuisinés par ses proches et les jeux vidéo.


Urkovići, Octobre 2020

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Fahrudin Muminovic n'avait que 7 ans en Juillet 1995. Mitraillé à bout portant avec son père, lui ne fut que grièvement blessé. Avant que les soldats serbes ne puissent le remettre en joue, un médecin serbe s'interposa et lui sauva la vie, prétextant l'amener auprès d'une autre escouade de la mort. Mais il n'en fit rien et conduisit le jeune garçon à l'hôpital de Zvornik, où il fut ensuite remis à la Croix-Rouge. Aujourd'hui, Fahrudin a 33 ans. Il souffre de graves troubles de stress post-traumatique (PTSD) qui l'empêchent de mener une vie normale. Il partage son temps entre les repas cuisinés par ses proches et les jeux vidéo.


Urkovići, Octobre 2020

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Šakir Mujić avait 21 ans en 1993. En raison des bombardements constants, les habitants de son village ont dû fuir. Ils se réfugièrent dans les bois, survivant dans des cabanes en rondins, parfois dans des grottes sur les falaises descendant vers le fleuve Drina. La plupart de ces abris ont été détruits par les soldats serbes, il n'en reste que quelques-uns aujourd'hui.


Octobre 2020.

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Šakir Mujić avait 21 ans en 1993. En raison des bombardements constants, les habitants de son village ont dû fuir. Ils se réfugièrent dans les bois, survivant dans des cabanes en rondins, parfois dans des grottes sur les falaises descendant vers le fleuve Drina. La plupart de ces abris ont été détruits par les soldats serbes, il n'en reste que quelques-uns aujourd'hui.


Octobre 2020.

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Sandici meadow, lieu de détention provisoire des prisonniers s'étant rendus aux forces serbes depuis les collines avoisinantes. Afin de convaincre les fugitifs de se rendre, certains soldats serbes portaient le casque bleu des soldats de l'ONU, prétextant que les prisonniers seraient traités dans le strict respect des conventions de Genève.


Octobre 2020

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Sandici meadow, lieu de détention provisoire des prisonniers s'étant rendus aux forces serbes depuis les collines avoisinantes. Afin de convaincre les fugitifs de se rendre, certains soldats serbes portaient le casque bleu des soldats de l'ONU, prétextant que les prisonniers seraient traités dans le strict respect des conventions de Genève.


Octobre 2020

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Nedzad Avdic est l'un des 2 survivants du massacre de Petkovci. Il m'emmène dans son ancien lycée en ruine du village de Nova Kasaba, où il se remémore le temps où tous les enfants pouvaient étudier ensemble, quelle que soit leur ethnie ou leur religion.


Juillet 2020

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Nedzad Avdic est l'un des 2 survivants du massacre de Petkovci. Il m'emmène dans son ancien lycée en ruine du village de Nova Kasaba, où il se remémore le temps où tous les enfants pouvaient étudier ensemble, quelle que soit leur ethnie ou leur religion.


Juillet 2020

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Barrage de Petkovci. Le 14 juillet 1995 au soir et le 15 au matin, les soldats de la VRS transportèrent les survivants d’un groupe d'environ 1 000 prisonniers musulmans, de l’école de Petkovci vers une zone située en aval du barrage. Des soldats de la VRS les ont réunis en aval du barrage et les ont sommairement exécutés à l’arme automatique. Au matin du 15 juillet 1995, les soldats utilisèrent des pelleteuses et d’autres engins de terrassement pour enterrer les victimes, alors que les exécutions se poursuivaient.


Parmi eux, Nedzad Avdic, alors âgé de 17 ans.


Octobre 2020

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Barrage de Petkovci. Le 14 juillet 1995 au soir et le 15 au matin, les soldats de la VRS transportèrent les survivants d’un groupe d'environ 1 000 prisonniers musulmans, de l’école de Petkovci vers une zone située en aval du barrage. Des soldats de la VRS les ont réunis en aval du barrage et les ont sommairement exécutés à l’arme automatique. Au matin du 15 juillet 1995, les soldats utilisèrent des pelleteuses et d’autres engins de terrassement pour enterrer les victimes, alors que les exécutions se poursuivaient.


Parmi eux, Nedzad Avdic, alors âgé de 17 ans.


Octobre 2020

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Site d'exécution en contrebas du barrage de Petkovci, à l'endroit même où Nedzad Avdic fût grièvement blessé par trois balles d'arme automatique tirées à bout portant. A la faveur de la nuit, aidé par un autre prisonnier miraculeusement indemne, les deux survivants réussiront à fuir le site et à rejoindre les positions de l'armée bosniaque après plusieurs jours de fuite dans les montagnes .


Mars 2021

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Site d'exécution en contrebas du barrage de Petkovci, à l'endroit même où Nedzad Avdic fût grièvement blessé par trois balles d'arme automatique tirées à bout portant. A la faveur de la nuit, aidé par un autre prisonnier miraculeusement indemne, les deux survivants réussiront à fuir le site et à rejoindre les positions de l'armée bosniaque après plusieurs jours de fuite dans les montagnes .


Mars 2021

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Barrage de Petkovci. L'eau est polluée par les industries minières situées à proximité.


Octobre 2020

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Barrage de Petkovci. L'eau est polluée par les industries minières situées à proximité.


Octobre 2020

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Drago est un habitant serbe de 84 ans du village de Petkovci. Pendant la guerre, il était chauffeur routier. Nous avons échangé un moment, de manière amicale. Mais, dans un village marqué par les crimes du génocide, il n'est pas courant de voir un habitant serbe interagir avec des étrangers. Notre conversation attira rapidement l'attention. Un voisin vint s'asseoir sur le banc juste à côté de lui. Dès lors, Drago resta silencieux, voire même distant.


Mars 2021

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Drago est un habitant serbe de 84 ans du village de Petkovci. Pendant la guerre, il était chauffeur routier. Nous avons échangé un moment, de manière amicale. Mais, dans un village marqué par les crimes du génocide, il n'est pas courant de voir un habitant serbe interagir avec des étrangers. Notre conversation attira rapidement l'attention. Un voisin vint s'asseoir sur le banc juste à côté de lui. Dès lors, Drago resta silencieux, voire même distant.


Mars 2021

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École de Pilica. Les 14 et 15 juillet 1995, des soldats de la VRS transportèrent environ 1 200 prisonniers musulmans des centres de détention de Bratunac jusqu’à l’école de Pilica. Ces hommes avaient été capturés dans la colonne d’hommes fuyant l’enclave de Srebrenica. Les soldats de la VRS exécutèrent sommairement à l’arme automatique un grand nombre de prisonniers musulmans directement sur le site de l'école. Aucun monument ou plaque commémorative n'a jamais pu être érigé, les massacres ayant été commis dans des villages faisant maintenant partie intégrante de la Republika Srpska. Le silence et le déni planent sur l'ensemble des sites du Génocide.


Mars 2021

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École de Pilica. Les 14 et 15 juillet 1995, des soldats de la VRS transportèrent environ 1 200 prisonniers musulmans des centres de détention de Bratunac jusqu’à l’école de Pilica. Ces hommes avaient été capturés dans la colonne d’hommes fuyant l’enclave de Srebrenica. Les soldats de la VRS exécutèrent sommairement à l’arme automatique un grand nombre de prisonniers musulmans directement sur le site de l'école. Aucun monument ou plaque commémorative n'a jamais pu être érigé, les massacres ayant été commis dans des villages faisant maintenant partie intégrante de la Republika Srpska. Le silence et le déni planent sur l'ensemble des sites du Génocide.


Mars 2021

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Pendant la guerre, Ramiz Cardakovic faisait partie d'une équipe de quelques amis infiltrés derrières les lignes serbes. Un groupe de forestiers du village de Stoborani qui escortait des réfugiés de Žepa à Tuzla, un périple dangereux de 120 km dans les montagnes enneigées. Ensemble, ils sauvèrent la vie de près de 400 réfugiés. 


Stoborani, Mars 2021

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Pendant la guerre, Ramiz Cardakovic faisait partie d'une équipe de quelques amis infiltrés derrières les lignes serbes. Un groupe de forestiers du village de Stoborani qui escortait des réfugiés de Žepa à Tuzla, un périple dangereux de 120 km dans les montagnes enneigées. Ensemble, ils sauvèrent la vie de près de 400 réfugiés. 


Stoborani, Mars 2021

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Muhamed Avdic avait 12 ans lorsqu'il fut évacué de l'enclave en 1993. Après la chute de Srebrenica, son père fut fait prisonnier en Serbie et remis aux autorités serbes de Bosnie. L'échange se déroula sur le pont de la Drina, à Bratunac. Depuis cette date, le corps de son père n'a jamais été retrouvé.


Octobre 2020

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Muhamed Avdic avait 12 ans lorsqu'il fut évacué de l'enclave en 1993. Après la chute de Srebrenica, son père fut fait prisonnier en Serbie et remis aux autorités serbes de Bosnie. L'échange se déroula sur le pont de la Drina, à Bratunac. Depuis cette date, le corps de son père n'a jamais été retrouvé.


Octobre 2020

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Maisons détruites à proximité du stade de football de Srebrenica.


Mars 2021

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Maisons détruites à proximité du stade de football de Srebrenica.


Mars 2021

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Paysage de montage dans les environs de Srebrenica. Environ 15.000 réfugiés essayèrent de fuir l'enclave, dès le soir du 11 Juillet 1995. Décimés par l'artillerie serbe, pourchassés, épuisés, en proie au désespoir, plusieurs se suicidèrent par pendaison afin de ne pas tomber aux mains des soldats serbes.


Octobre 2020

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Paysage de montage dans les environs de Srebrenica. Environ 15.000 réfugiés essayèrent de fuir l'enclave, dès le soir du 11 Juillet 1995. Décimés par l'artillerie serbe, pourchassés, épuisés, en proie au désespoir, plusieurs se suicidèrent par pendaison afin de ne pas tomber aux mains des soldats serbes.


Octobre 2020

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Le salon de Hajra Catic, la mère de Nino, l'un des journalistes présent dans la ville assiégée pendant toute la durée du siège. A ce jour, son corps n'a jamais été retrouvé. Hajra Catic est décédée le 9 Novembre 2021.


Octobre 2020

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Le salon de Hajra Catic, la mère de Nino, l'un des journalistes présent dans la ville assiégée pendant toute la durée du siège. A ce jour, son corps n'a jamais été retrouvé. Hajra Catic est décédée le 9 Novembre 2021.


Octobre 2020

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Cérémonie d'inhumation au mémorial de Srebrenica.


Juillet 2021

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Cérémonie d'inhumation au mémorial de Srebrenica.


Juillet 2021

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